Fracture de la rotule


La fracture de la rotule survient généralement lors d’un choc direct ou une chute sur le genou.
Les signes cliniques sont la douleur, l’impossibilité de mobiliser le genou, le gonflement du genou dû au saignement dans l’articulation.
La radiographie confirme le diagnostic clinique.
 rotule
La rotule est attachée au squelette par deux tendons : le tendon quadricipital et le tendon rotulien. Lors de fracture transversale, le fragment supérieur est souvent ascensionné par la contraction du quadriceps.

Le traitement orthopédique


 zimmer

L’indication du traitement orthopédique de la fracture de genou est l’absence de déplacement et la stabilité de la fracture.
Une attelle de genou est posée.
L’appui est autorisé avec l’attelle mais la flexion du genou est interdite pendant un mois et demi.
Un traitement anticoagulant préventif est institué pendant cette période.
Après consolidation, l’attelle est retirée et la rééducation pour retrouver la mobilité du genou est débutée.
 
Risques du choix Orthopédique
•    La pseudarthrose (non consolidation)
•    Le déplacement secondaire ou cal vicieux
•    La phlébite (caillot dans les veines de la jambe) et ses séquelles : malgré la mise en place systématique d’un traitement anticoagulant, une phlébite peut se constituer. Traitée à temps, la phlébite n’altère en rien les résultats fonctionnels de l’intervention. Elle ne se complique d’une embolie pulmonaire  qu’exceptionnellement.
 

L’intervention chirurgicale

La fracture de rotule est le plus souvent déplacée et comminutive, elle oblige alors à un traitement chirurgical par ostéosynthèse.
L’intervention se déroule au bloc opératoire en salle d’orthopédie dans des conditions rigoureusement aseptiques.
Le patient a bénéficié de la préparation cutanée d'usage en chambre avant d'être conduit au bloc opératoire.
Comme pour la plupart des interventions en chirurgie orthopédique, une antibiothérapie péri opératoire est instituée selon les recommandations de la SFAR (société française d’anesthésie et réanimation)

Le patient est installé sur le dos sur la table opératoire.
Après la préparation cutanée d’usage au bloc opératoire, les champs stériles sont placés.
L’incision se fait en regard de la rotule de façon à la visualiser en totalité. Le chirurgien réduit la fracture, pose plusieurs broches puis réalise un cerclage / hauban pour stabiliser le tout.
 chirurgie de la rotule

Suites opératoires



L’appui est autorisé mais la flexion du genou est limitée pendant un mois et demi, sous couvert du port d’une attelle de genou.
 zimmer
Un traitement anticoagulant préventif est institué pendant cette période.
Après consolidation, l’attelle est enlevée et la rééducation pour retrouver la mobilité du genou est débutée.


Risques opératoires


• La pseudarthrose (non consolidation)
• Le déplacement secondaire ou cal vicieux
• Le syndrome des loges : rare.
• Trouble de cicatrisation.
• La phlébite (caillot dans les veines de la jambe) et ses séquelles : malgré la mise en place systématique d’un traitement anticoagulant, une phlébite peut se constituer. Traitée à temps, la phlébite n’altère en rien les résultats fonctionnels de l’intervention. Elle ne se complique d’une embolie pulmonaire  qu’exceptionnellement.
• L’hématome : Le traitement anticoagulant, bien qu’impératif, peut parfois favoriser la formation d’un hématome dans la zone opératoire malgré la mise en place de glace. Il se résorbe souvent spontanément et nécessite rarement un geste opératoire complémentaire d’évacuation.
• L’infection : elle peut survenir précocement mais aussi à distance de l’intervention, les blocs opératoires orthopédiques sont ceux qui ont les mesures d’hygiène les plus draconiennes, pour éviter cela.
• Des douleurs résiduelles : malgré le succès de l’intervention, le patient manifeste exceptionnellement des douleurs sans qu’on n’en retrouve d’explication.
• Algodystrophie (réaction anormale à la douleur, entrainant une raideur douloureuse, on en guérit toujours.
• La paralysie d’un nerf : une zone d’hypoesthésie peut être constater sur la face latérale du genou, qui tends à diminuer dans les suites opératoires.